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C’était mieux avant...

 

En sortant d’une représentation de West Side Story au Théâtre du Châtelet, j’ai repensé à l’exposition consacrée à Hopper du Grand Palais. Je me suis aussi souvenue que mon père travaillait sur Tennessee Williams et que ma mère créait des modèles inspirés des illustrations américaines des années 50. Sans parler des soirées Mad Men à la télévision. L’Amérique des années 50-60 serait-elle « tendance »?

Quel est donc le secret de cet engouement actuel pour cette période ? On n’a jamais autant entendu le mot « vintage » ! Mais quand on a parlé de « mode », qu’a-t-on dit ?

L’envie de reconstituer le passé ? Certainement, mais on pourrait le dire de toutes les époques. Retrouver un âge d’or ? Sûrement. Mais quel âge d’or ? Celui de la sortie de la guerre, de la consommation de masse, de l’essor de l’électroménager et de l’économie ? On serait donc, en cette période de chômage et de crise que nous vivons, nostalgiques des Trente Glorieuses ?

Mais finalement, que trouve-t-on dans ces œuvres que nous courons voir ? Que nous disent les lumières de Hopper sur ces villes et ces personnages sans vie ? Que nous apprennent-elles si ce n’est, en définitive, que ces années 50-60 ont eu elles aussi leur misère ? Et c’est aussi ce que je perçois en lisant Sur la Route de Kerouack, dont on vient de tirer un film. Ou en regardant West Side Story, qui est une sorte de Roméo et Juliette des ghettos. En outre,  West Side Story  nous montre l’extrême violence qui a été celle de ce monde.

D’ailleurs, ce que je remarque aussi, c’est que les représentations de cette époque ne sont pas exemptes, elles aussi, d’une secrète nostalgie. Finalement, rien n’a vraiment changé. N’y aurait-il pas éternellement une nostalgie d’une autre nostalgie ?

 

Laura Baqué – L1 Humanités

 

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